J’ai eu la chance de discuter avec Yves Parlier lors de la soirée organisée par Lalou Roucayrol vendredi dernier.
Le navigateur Aquitain travaille actuellement sur les « Kite-boat« . C’est un projet qui lui tient à cœur et il y dépense toute son énergie.
Ces engins vont vite, très vite même comme le prouve cette vidéo où l’équipe tente de passer la barre des 50 nœuds en 2008.
L’objectif d’Yves Parlier, c’est de faire un tour du monde sur un bateau de 50 pieds tiré par une aile de Kite. Et à plus long terme, équiper les cargos afin de réduire leur consommation de carburant. Le navigateur pense pouvoir réduire de 50% la consommation des cargos, ce serait une révolution !
Comment ça marche ?
L’intérêt du système et là où c’est révolutionnaire, c’est qu’en utilisant une aile de kite, on diminue jusqu’à néant le levier qui fait que les voiliers chavirent. Yves Parlier m’a montré sur son portable une vidéo de son bateau naviguant sur un flotteur mais en contre-gitant. Oui oui, c’est difficile à imaginer, je sais, mais pourtant c’est réel et logique si on y pense …
Le point d’attache des câbles qui retiennent l’aile se trouve au plus bas (le pied de mat d’un voilier standard), donc tout effet de levier est annulé. Ensuite, si on fixe les câbles au bout d’un tube qui peut pivoter et qu’on envoi ce tube sous le vent, que se passe t-il si on fait monter l’aile ? Et bien la coque sous le vent va décoller, tout simplement.
C’est révolutionnaire dans le sens où le problème de la quille ou bien des flotteurs pour la stabilité ne se pose plus. De même lorsqu’un multicoque enfourne au vent portant, c’est en partie parce que le vent pousse sur le gréement et avec la hauteur du mat, ça a tendance à faire enfourner le nez du bateau. Et bien avec l’aile de kite, le kite-boat n’a pas ce problème, toutes les forces sont exercées sur le centre de gravité du bateau.
Différents Kite-Boats existent déjà
Le Kite-boat amphibie.
Le petit trimaran de croisière adapté.
Le catamaran de sport qui a l’air d’aller vite !
Et enfin, cela n’existe pas encore mais il faut y penser. Ou au moins se demander combien de litres de fioul sont cramés par jour sur un cargo.








