Comme je le disais dans un précédant article, j’ai eu la chance de participer au convoyage d’un Dragonfly 35 Ultimate entre Lymington et Port-Médoc.
Voici donc notre trace GPS sur un convoyage rondement mené.
Comme vous pouvez le voir, nous avons coupé au court afin de faire le moins de milles possible. Conséquences de cette option, le téléphone ne captait jamais et il a donc été difficile de tenir au courant mes fidèles followers sur Twitter
L’intérieur du Dragonfly 35
Ce Dragonfly est vraiment parfait pour la croisière. Il a tous les équipements pour un confort optimal à bord :
- Eau sous pression
- Eau chaude
- Frigo
- Four au gaz
- Chauffage
- Toilettes
- Couchettes spacieuses
- Nombreux rangements
- Finitions en bois superbes
On voit dès le premier coup d’œil que chaque détail a été travaillé et que rien n’a été laissé au hasard. La cabine avant est la plus jolie et la plus spacieuse avec de nombreux placards et la salle de bain à proximité. La salle d’eau comprend un lavabo avec eau chaude et des toilettes.
Vient ensuite le carré qui est original par sa table décentrée. En effet la table n’est pas au centre du bateau mais décalée sur bâbord avec comme support (sur la droite de la table) le puits de dérive. C’est une dérive pivotante comme sur tous les Dragonfly. Le couloir pour aller vers l’avant du bateau est donc décalé sur tribord. Et on retrouve enfin la cuisine complètement sur tribord. Très spacieuse et très pratique puisqu’elle s’étend sur toute la longueur du carré.
La couchette double arrière est sur tribord et vient sous le cockpit. Pour avoir dormi dedans en mer, je peux vous assurer que la bouche d’air chaud lorsque vous naviguez en hiver est un sacré atout. Cette cabine est collé au moteur inboard qui se trouve sous la descente.
Je me demande par contre ce qu’il y a à l’arrière sur babord, derrière la table à carte. A moins que la couchette couvre toute la surface du cockpit mais ce n’est pas l’impression que j’ai eu.
L’extérieur du Dragonfly 35
La chose la plus impressionnante sur ce bateau, c’est qu’on peut naviguer à 20 nœuds sans se faire mouiller … Pendant toute la descente en Atlantique après le raz de sein nous étions au reaching avec 20 – 25 nœuds de vent et une mer courte. Nous n’avons même pas mouillé les cirés, c’est pour dire le confort du bateau. La carène est vraiment faite intelligemment, si bien que la vague d’étrave est étouffée par le redent qui l’empêche de monter. Les seuls embruns qui réussissent à passer sont arrêtés par le filet en toile. Un filet qui est très confortable et qui se met en place sans problème, après le dépliage du trimaran il n’y a aucun réglage à faire.
Les rangements dans les flotteurs sont géniaux avec le hublot à l’arrière de la coque. Il permet de ranger des objets très longs comme les lattes de grande voile par exemple ou le fameux canoë de la vidéo de présentation.
Pour les manœuvres, on retrouve le confort du Dragonfly 35 avec un winch électrique, un guindeau électrique, tout est faisable du cockpit et notamment le dépliage / repliage qui est un jeu d’enfant.
Côté performances, on oublie vite qu’on est sur un bateau de croisière lorsqu’on prend la barre et qu’il y a un peu de vent. Le dragonfly35 accélère fort, va vite (on est monté à 20 nœuds) dans les surfs et tient de très bonnes moyennes.
La vidéo du convoyage
J’ai pris quelques images lors du convoyage mais malheureusement pas assez lorsqu’il y avait du vent et que nous allions vite …
Il faut dire qu’il faisait très froid et qu’il fallait se faire violence pour sortir la caméra. C’est dommage mais ça me sert de leçon, promis les prochaines fois, vous aurez plus de vitesse !
Ce convoyage fut une superbe navigation, un grand merci à Xavier le propriétaire. Il peut être fier, son bateau est maintenant amarré à Port-Médoc prêt de « La boite à Pizza » récent 5ème de la Route du Rhum.




10 mars 2011 à 9 h 05 min
Et bien, derrière la table carte, ce sont des coffres de cockpit.
10 mars 2011 à 15 h 01 min
Et le propulseur d’étrave, dans les manœuvres, qui enlève tout stress.
10 mars 2011 à 15 h 02 min
Exact ! J’ai oublié le propulseur d’étrave qui ajoute un peu plus de confort au bateau lors des manœuvres de port.
11 mars 2011 à 19 h 05 min
« Tu me passeras ton téléphone pour que je rapelle Thérèse. » …
Ça avait l’air sympa, vous avez pas eu un temps pourri?
11 mars 2011 à 19 h 07 min
Oui il ne s’arrête jamais de parler ! Même quand on on enregistre :p
Oui très sympa et au niveau météo : pas de pluie mais très froid et beaucoup de vent (sauf dans les seuls moments de calme ou j’ai filmé).
En tous cas, super bateau !